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L'Action Sociale Corporative
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Actualité de l'ASC
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Vendredi, 22 Janvier 2010 |
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Il n'y a pas si longtemps, Nicolas Sarkozy se demandait si le Forum économique mondial de Davos servait à quelque chose. Son utilité première est le lobbyisme de haut niveau... Rendez-vous annuel de tout ce que la mondialisation compte de décideurs politiques, économiques et financiers, le Forum économique de Davos se tiendra pour la quarantième fois, du 27 au 31 janvier, dans la station grisonne. Avec une "première" à l'agenda : c'est Nicolas Sarkozy qui prononcera le discours inaugural. Jamais auparavant un chef d'État français n'avait fait le déplacement. Le fondateur et responsable du World Economic Forum (WEF) Klaus Schwab se souvient avec un peu d'amertume de l'épisode manqué de 2005, Jacques Chirac ayant argué cette année là de raisons météorologiques pour éviter des rencontres jugées inopportunes et pour finalement délivrer par vidéoconférence un message assez convenu.
Bien commun L'image du WEF reste d'ailleurs tellement associée à un capitalisme triomphant que Sarkozy s'est cru obligé de préciser qu'il ne pensait pas « se compromettre » en se rendant à Davos. Une précaution superflue au moment où le capitalisme, ébranlé par les excès du libéralisme, semble en proie au doute. À l'exemple de Klaus Schwab, naguère ardent promoteur d'un capitalisme décomplexé et qui, aujourd'hui, broie du noir. Ce serait même la raison pour laquelle il aurait souhaité la participation du président Sarkozy, qui passe désormais pour être partisan d'une régulation des marchés financiers. Le thème ambitieux de ce 40e forum s'intitule « Améliorer l'état du monde : repenser, redessiner, reconstruire ». Une formulation qui trahit l'inquiétude du président exécutif du WEF, selon lequel la crise financière et économique risque de déboucher sur une crise sociale. Pour s'en préserver, rien de tel que « l'éthique entrepreneuriale », les entreprises étant invitées, à commencer par leurs actionnaires, à œuvrer au bien commun. Sur cette ligne, Klaus Schwab espère rencontrer, entre autres, un Nicolas Sarkozy qui, dans le prolongement du G20 de Pittsburgh, entend participer à « l'assainissement » du capitalisme, avec notamment un projet de taxation des bonus. Un homme pressé On se gardera bien d'évaluer, dans ce retournement, la part de conviction et celle ressortissant à l'opportunisme. En tout cas, l'évolution qui s'est dessinée en peu de temps est frappante. Il y a deux ans, le Premier ministre François Fillon était allé dire à Davos la totale confiance de la France dans l'économie globalisée. Dans un discours résolument libéral, le Premier ministre, adoptant la langue dominante, avait lancé à un parterre dubitatif « France on the move ! » (la France est dans le coup). Entre-temps, il est vrai, la crise est survenue et a fait pas mal de dégâts. Mais les nouvelles idées de Nicolas Sarkozy n'arrivent-elles pas trop tard ? Et surtout, leur application risquant d'être circonscrite à un nombre limité de pays, on peut douter de leur efficience. À Copenhague, on a vu le peu de cas que faisaient des puissances comme les États-Unis et la Chine des considérations "éthiques" de la vieille Europe. Certes, Barak Obama envisage également d'imposer une nouvelle taxe sur les grandes banques qui, quatre mois après Pittsburgh, annoncent des profits faramineux, mais ce projet doit encore passer devant le Congrès où la bataille promet d'être chaude ; la perspective des élections de mi-mandat, en novembre prochain, électrise en effet les parlementaires. Cela étant, Davos n'est pas un lieu de décision, tout au plus d'impulsion, et encore dans les années fastes. Il n'y a pas si longtemps, Nicolas Sarkozy se demandait d'ailleurs si ce forum alpin servait à quelque chose. Son utilité première est le lobbyisme de haut niveau. Ce peut être l'occasion pour le président de la République de "vendre" ses idées sur la régulation financière, afin d'éviter que le secteur bancaire français ne soit trop pénalisé. Selon son entourage, il ne devrait pas s'attarder à Davos après avoir prononcé son discours. Il n'est donc pas sûr que le chef de l'État prenne le temps de rencontrer le nouveau président de la Confédération pour 2010, en l'occurrence une présidente, Doris Leuthard, qui pourtant souhaite discuter avec lui du contentieux fiscal franco-suisse. Les altermondialistes réunis à Bâle Moins arrogant, le capitalisme n'abdique cependant pas ses fondamentaux. À l'instar du World Economic Forum dont le financement reste assuré par un millier d'entreprises membres, pour la plupart des multinationales. C'est dire qu'on ne saurait se satisfaire à Davos de théories plus ou moins fumeuses. C'est bien pourquoi les altermondialistes ne désarment pas. À l'enseigne de L'Autre Davos, ils se réuniront les 29 et 30 janvier à l'université de Bâle, soit à bonne distance des Grisons. Parmi les intervenants annoncés à ce forum alternatif figurent quelques Français, des représentants de SUD-Rail, de la Confédération paysanne ou encore de la Coordination des sans-papiers de Paris. Moins médiatique car plus sage se tiendra aussi, à Davos même, un Open Forum organisé conjointement par la Fédération des Églises protestantes de Suisse et le WEF. Quelque 2 500 participants sont attendus au World Economic Forum ; plus de la moitié viennent du monde des affaires et de l'économie, les autres de la politique et de la "société civile". Pour leur éviter tout désagrément, la Confédération déploie de grands moyens, avec l'engagement de 4 000 militaires et la sécurisation de l'espace aérien des Grisons, en collaboration avec l'Autriche voisine. Dans ce domaine, la continuité est assurée. Guy C. Menusier AF2000 N°2786
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Mercredi, 20 Janvier 2010 |
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Il y a des jours où la colère est la plus forte : ainsi, aujourd’hui, devant ce que l’on peut, ce que l’on doit appeler « l’affaire Proglio », du nom de ce patron nouveau d’EDF qui, non content d’avoir réussi à faire passer sa rémunération patronale annuelle de 1,1 millions d’euros (le salaire de son prédécesseur au même poste) à 1,6 millions, soit 45 % d’augmentation en une seule fois (au moment où l’on demande à tant de nos concitoyens d’accepter la stagnation, voire la diminution de leurs salaires…), va percevoir 450.000 euros annuels de l’entreprise Veolia pour environ une heure de travail hebdomadaire dans celle-ci ! Et cela malgré les assurances données par la ministre de l’économie et des finances Christine Lagarde devant les sénateurs en novembre dernier, étrangement muette désormais sur ce qui constitue un véritable scandale ! De qui se moque-t-on ? Comment ce monsieur peut-il avoir été nommé, à ses propres conditions, au poste de patron d’EDF ? Comment peut-il toucher ce genre de rémunérations à l’heure où tant de nos compatriotes acceptent des sacrifices salariaux et, surtout, au moment où les abonnements d’EDF ont connu, pour les plus petits consommateurs d’électricité (abonnements de 3 kilovoltampère, ou KVa), une hausse de plus de 138 % ? Et, pendant ce temps-là, que fait notre République officielle ? Où est sa ministre de l’économie ? Qu’en pense-t-elle ? Silence dans les rangs, visiblement… Cette République n’a ni honneur, ni raison : après les indemnités folles versées (grâce à cette même madame Christine Lagarde) à Bernard Tapie, prédateur bien connu, voici qu’elle oublie de rappeler ce monsieur Proglio à ses devoirs et à la simple décence… Pourtant, n’est-ce pas l’Etat qui, pour l’heure, reste maître d’EDF ? La colère… La colère contre ce Système qui place toujours l’argent au-dessus de la justice sociale ! La colère contre cette République qui, depuis ses débuts, a « libéré » la Fortune au détriment du Travail et des travailleurs ! La colère contre ces gens qui se comportent comme de voraces cannibales alors qu’ils devraient être des fonctionnaires de la société, c’est-à-dire, au sens vrai et fort du terme (et non dans sa caricature trop souvent pratiquée), au service du Bien commun de cette société ! Est-ce vraiment un hasard si je suis royaliste ? Sur ma voiture, un autocollant proclame « Sociaux parce que Royalistes » : en fait, de plus en plus, il faudra aussi dire, pour être complet : « Royalistes parce que Sociaux » ! Puisque la République a décidé d’être définitivement antisociale, et puisqu’il est urgent de combattre le règne indécent de la « Fortune » illégitime qui, ici, n’est pas anonyme si elle reste bien vagabonde (« nomade », dit-on aujourd’hui…), il faudra bien instaurer, et le plus tôt sera le mieux et le plus juste, la Monarchie sociale et justicière ! Jean-Philippe CHAUVIN 
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Dimanche, 27 Décembre 2009 |
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Voici la cinquième réédition de ce livre dont la première édition en 1987 s’est révélée prophétique. A l’époque, l’auteur craignait que la description préoccupante qu’il brossait de la situation paraisse exagérée au lecteur, aussi il avait minimisé certaines évocations, pour ne pas paraître alarmiste.
On constate aujourd’hui que sa description était bien en deçà des excès d’une agriculture devenue folle, comme la vache du même nom, dont il n’avait même pas soupçonné l’éventualité. Cet ouvrage traite des grands scandales de la condition animale dans les élevages industriels. Pour les végétaux ce n’est pas mieux : la plupart des terres cultivées sont totalement « déshabillées » de leur substance fertile, l’humus est brûlé par les molécules de la chimie de synthèse avec lesquelles on a cru pouvoir remplacer les paysans dans les champs, ce qui est en partie accompli avec les conséquences que l’on sait. « Il fallait ce livre. Il oblige à voir, il aidera à vouloir, les manières de vivre « autres » auxquelles désormais tous sont appelés, en ces temps si nouveaux où l’homme se voit forcé à être l’invité heureux ou le destructeur honteux de la vie de toute la Terre », affirme l’abbé Pierre en préface. Philippe Desbrosses est agriculteur, docteur en science de l’environnement, expert-consultant auprès de la Commission de Bruxelles et président de la Commission Nationale de l’Agriculture Biologique, au ministère de l’Agriculture. Il met en pratique dans sa ferme-école de Sainte-Marthe des méthodes qui ont permis de créer vingt-cinq emplois en réhabilitant de nombreuses espèces de fruits et légumes en voie d’extinction. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le Guide Hachette du Bio, réédition 2007, et aux Editions Alphée en 2006 et 2007 : Le pouvoir de changer le monde, l’Intelligence verte, ainsi que l’Agriculture biologique et l’ouvrage collectif Terres d’avenir pour un mode de vie durable.
"Nous redeviendrons paysans" de Philippe Desbrosses, aux éditons Alphée Site de la ferme Sainte Marthe : www.fermedesaintemarthe.com |
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