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Nos valeurs

Question 1 - Pourquoi le concept de " nation » ?

1/ Pourquoi le concept de " nation » ?
Nous pensons que la nation reste le cadre politique le plus pertinent et le plus protecteur pour les Français. Si les nations ne sont pas éternelles, nous pensons que l’heure n’est pas venue pour un Etat européen, qui ne pourrait être que la conclusion d’une progressive et réaliste coopération entre les Etats historiques de l’Europe et non pas le fruit d’une machine technocratique éloignée des peuples et de leurs intérêts, et encore moins pour un gouvernement mondial. Dès lors il faut s’attacher à défendre l’intérêt national en toutes circonstances. C’est vrai dans le cadre international, comme dans le domaine intérieur : en effet le bien commun national doit primer les intérêts privés et les revendications catégorielles. La défense de la France nous conduit logiquement et naturellement à choisir le régime politique le moins pire, celui qui a construit notre pays : la monarchie.
Être nationaliste, n’a rien à voir aussi avec l’impérialisme, qui a pour conséquence l’expansionnisme et la volonté de conquête de nouveaux territoires ! Le nationalisme, c’est aimer, respecter et défendre sa nation dans sa réalité historique, culturelle, religieuse et politique.
 

Question 2 - Qu’est-ce que la monarchie nous apportera de plus que la république ?

2/ Qu’est-ce que la monarchie nous apportera de plus que la république ?
L'unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d'autorité véritable et qui est indispensable pour garantir l'indépendance nationale. Au contraire, la république divise les français et entretient un état de guerre civile larvée. Les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes. Le Roi est au dessus des partis, il pourra donc s’occuper pleinement des besoins des français de façon beaucoup plus pragmatique que ne le font les partis qui sont plus soumis à leurs électeurs, qu’aux français en général.
La continuité et les successions paisibles, conséquences de l'hérédité du pouvoir. Ainsi des objectifs à long terme peuvent-ils être atteints. La continuité du pouvoir monarchique durant huit cents ans contraste avec l'instabilité institutionnelle des deux derniers siècles. Aujourd’hui tous les cinq ans le pouvoir change et le président prépare sa réélection et met en place toute sa mécanique démagogique de communication afin de faire croire au français qu’il est le meilleur, plus que les autres prétendants….Et combien coûte ces présidentielles ?? Alors que la succession héréditaire, ne coûtera rien, et sera l’occasion pour le souverain de consacrer toute sa vie au bien être des français, car le sort du Roi dépend du bien être de son peuple, alors que celui d’un président ne dépend que d’un vote !
L'indépendance. Elle est la qualité d'un régime qui ne repose pas sur l'élection, laquelle lie le pouvoir à l'opinion publique, l'obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages. Le régime électif est ainsi obligé de centraliser l'administration du pays. Il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le Roi permettait de vivre et de s'organiser librement. Dégagé des soucis électoraux, il serait en situation d'être un arbitre.
La responsabilité. Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans des majorités et des scrutins.
La légitimité. C'est-à-dire un pouvoir s'exerçant en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d'intérêts et des puissances d'argent. L'État royal puise sa légitimité dans l'histoire et les services qu'il a rendus au pays au cours des siècles. Il n'y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l'exercent selon les caprices de l'opinion.
 

Question 3 - Comment peut-on penser que la transmission héréditaire du pouvoir est meilleure que le choix du chef de l’Etat ?

3/ Comment peut-on penser que la transmission héréditaire du pouvoir est meilleure que le choix du chef de l’Etat ?
Ce qui fait la force de la monarchie, ce n’est pas une quelconque " loi du sang » qui assurerait les qualités génétiques du Prince dans le cadre de la transmission du pouvoir de père en fils. Aucun Roi de France ni aucun théoricien de la monarchie n’a jamais prétendu cela. Si la transmission héréditaire du pouvoir est bien plus sûre que le choix du chef de l’Etat, c’est que le Prince, quelles que soient ses qualités, occupe une position qui sera toujours préférable à celle d’un candidat qui aura dû se faire élire pour arriver au pouvoir. Préparé au pouvoir depuis sa naissance, le Prince est attentif aux besoins de la communauté nationale et porte le destin de la nation comme sa vie même. Membre d’une famille dont le nom, l’histoire et l’intérêt privé se confondent avec ceux de la France, et donc des français, il assure une médiation active du peuple avec ses propres racines historiques. Arrivé à la tête de la nation par la naissance, il est totalement indépendant et échappe à la volonté de puissance. Libre de la compétition pour le pouvoir, il peut être arbitre, fédérateur et refuser la démagogie.
L’on peut par ailleurs se référer au théoricien anarchiste française, Pïerre-Joseph Proudhon qui écrivait : " Un homme qui travaille à assurer sa dynastie, qui bâtit pour l’éternité est moins à craindre que des parvenus pressés de s’enrichir et de signaler leur passage par quelque action d’éclat. »
 

Question 4 - L’autorité du roi s’exerce-t-elle de droit divin ?

4/ L’autorité du roi s’exerce-t-elle de droit divin ?
Le droit divin est une théorie élaborée aux XVIe et XVIIe siècles par des juristes du Tiers-état, contre un clergé et une noblesse réticents. Cette théorie voulait que le roi tienne directement sa couronne de Dieu, par opposition aux théoriciens du Moyen-âge qui enseignaient qu’il la tenait de Dieu, par le peuple. C’est une question théologique qui n’a pas d’incidence politique. Pour défendre la monarchie, nous nous contentons de nous référer aux services rendus et à rendre : la monarchie que nous voulons est légitimée par des droits historiques. Ce sont des considérations politiques dont seules nous discutons.
" Le droit du prince naît du besoin du peuple." René la Tour du Pin.
 

Question 5 - L’Etat sera-t-il laïc ?

5/ L’Etat sera-t-il laïc ?
Nous reconnaissons bien évidemment la liberté religieuse. L’Etat n’a pas à imposer telle ou telle confession. Néanmoins il faut s’entendre sur la notion de laïcité. Une saine laïcité prenait ses racines dans notre héritage judéo-chrétien qui demande aux hommes de distinguer le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel ; les rois de France ont d’ailleurs toujours combattu les empiètements de la Papauté dans le domaine politique.
Mais la laïcité à la française, à partir de 1789 s’est conçue et s’applique encore, au mieux comme une tentative de cantonner le fait religieux au domaine privé, au pire comme un anticléricalisme forcené, donc une atteinte, plus ou moins manifeste à la liberté religieuse des chrétiens en général, des catholiques en particulier. Cette idée largement partagée par la classe politique dans son ensemble de " cantonnement à la sphère privée » peut conduire à des aberrations telles que l’interdiction d’une crèche de noël sur la place publique, dans les écoles ou les mairies : à ce compte là, pourquoi ne pas débaptiser tous les villages portant un nom de Saint ? Pourquoi ne pas interdire les manifestations sur la voie publique, telles que des chemins de croix ? La laïcité ne doit pas se transformer en tyrannie idéologique à l’encontre des religions séculaires. Pour les mêmes raisons d’héritage culturel, l’institution monarchique ne peut être que chrétienne.
La question de l’Islam est plus complexe. Contrairement à ce qu’a pu affirmer le président Chirac, l’Islam n’a pas participé à la fondation de la civilisation française ni européenne. A ce titre la France n’aura jamais vocation à devenir terre d’Islam. La laïcité est la religion de ceux qui n'en ont pas, on ne combat pas un fanatisme par une coquille vide. Seul un Roi peut renouer le dialogue inter-religieux, par la tempérance, comme le fit , à son époque un St Louis ou un Baudouin IV de Jérusalem.
 

Question 6 - La monarchie sera-t-elle absolue ?

6/ La monarchie sera-t-elle absolue ?
Etymologiquement, " absolue » veut dire " libre de tout lien », indépendante, et non despotique ou arbitraire. La monarchie sera absolue dans le sens où elle ne pourra faire sentir ses bienfaits que si l’Etat est véritablement indépendant des forces de l’argent, des groupes de pression, des puissances étrangères, des caprices de l’opinion, etc. Mais elle n’en sera pas moins limitée, comme cela s’est toujours fait, par des contre-pouvoirs et des corps intermédiaires représentatifs des réalités économiques et sociales qui composent la société.
 

Question 7 - La monarchie sera-t-elle constitutionnelle ?

7/ La monarchie sera-t-elle constitutionnelle ?
Historiquement, la monarchie a toujours été constitutionnelle. Un acte royal de 1723 parle de Lois Fondamentales comme de la " constitution de la monarchie". Ces lois fondamentales (règles de dévolution de la couronne, principes d’indisponibilité et d’inaliénabilité du royaume…) faisaient du roi le détenteur d’une charge de droit public hors de portée de toute volonté humaine. Ajoutées aux coutumes, chartes et franchises, structure interne du pays sur lequel le pouvoir n’avait que peu de prise, elles formaient une constitution autrement plus réelle que celles qui lui ont succédée.
Refusant toute construction abstraite et idéologique, de même que la " table rase » chère aux révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui, nous pensons que la monarchie française du 21ème siècle pourra très bien, dans un premier temps, se couler dans les institutions de la Vème République. Remplacer le président de la république élus tous les 5 ans par un roi héréditaire sera le pilier principal de la réforme institutionnelle dont la France a besoin. Par la suite il serait souhaitable de réformer la représentation nationale qui n’est plus qu’un vulgaire simulacre.
 

Question 8 - La monarchie sera-t-elle parlementaire ?

8/ La monarchie sera-t-elle parlementaire ?
Notre combat se veut évidemment en rupture claire avec les errements institutionnels qui ont abouti à la situation que nous connaissons. Cela ne veut pas dire pour autant que nous soyons idéologiquement opposés à toutes formes de représentation nationale. Malheureusement cette dernière n’a de représentative que le nom, et tous les observateurs lucides en sont conscients. Entre absentéisme (certaines lois sont votées par 7 députés), empoignades dignes du bac à sable devant les caméras, votes idéologiques dictés par la logique partisane, l’inflation législative et l’accumulation d’amendements tantôt faire-valoir tantôt visant à faire obstacle à un projet gouvernemental, octrois d’avantages financiers, le parlement français n’est pas un modèle vertu. Il ne l’a d’ailleurs jamais été. Une vraie réforme consisterait à faire du parlement un vrai représentant des réalités organiques de la société française : on pourrait y débattre des lois et du budget mais le Roi et son gouvernement, arbitre des intérêts catégoriels auraient en dernier ressort le dernier mot.
En outre, dans le cadre d’une large décentralisation, l’Etat pourra s’appuyer sur des assemblées locales. Des représentations professionnelles, de la base aux Conseils du Roi, discuterons des grands axes sociaux et Economiques. cela ne se fera que par une large participation citoyenne dans tous les échelons de la vie : familiales, locales, régionales, professionnelles...
 

Question 9 - Le droit de vote sera-t-il supprimé sous la monarchie ?

9/ Le droit de vote sera-t-il supprimé sous la monarchie ?
Notre social-démocratie fait croire qu’elle a inventé le droit de vote, c’est faux. L'Ancien Régime connaissait très bien le vote, y compris celui des femmes. La vie politique des villages, des métiers, des assemblées locales était rythmée par des élections qui n’auraient rien à apprendre de notre temps. L’intérêt du vote sous l’Ancien Régime, est qu’il touchait des questions concrètes et locales, il était donc la matérialisation d’une démocratie directe et réelle que le vote sous la démocratie moderne a abolie, faisant place à un Etat éloigné des réalités sociales.
Nous pouvons espérer que la monarchie restera fidèle à ce principe.
En revanche, ne craignant pas les libertés locales comme une menace pour son autorité mais bien plutôt comme une source d’innovation et d’émulation à même d’irriguer la nation tout entière, elle assurera la poursuite d’une dynamique décentralisatrice, plus cohérente qu’à l’heure actuelle (suppression des départements), et permettra ainsi une vie civique active par des votes dans nos communes et nos régions, sur toutes les questions qui nous touchent directement. On pourra alors redémocratiser les élections locales qui prennent aujourd’hui la forme d’une conquête du pouvoir organisée par les grands partis nationaux. En fait le système actuel a confisqué la réelle démocratie, au sens aristotélicien. La Monarchie est le minimum d'Etat nécessaire pour la possibilité du bien, c'est dans la formule simplifiée : l'anarchie plus un...Une libération en quelque sorte.La dernière chance d'une vie citoyenne face au mondialisme du monde des robots,  se profilant à l'horizon...
" La monarchie c’est l’institution qui échappe à la compétition du pouvoir et donc à la volonté de puissance. » Maurice Clavel.
 

Question 10 - La liberté sera-t-elle abolie ?

10/ La liberté sera-t-elle abolie ?
Les royalistes distinguent deux formes de libertés : la liberté abstraite, métaphysique, et la liberté concrète, celle qui s’enracine dans une communauté. Cette distinction est importante car la liberté, telle que prônée par les libéraux et leurs héritiers, est la liberté abstraite, qui précède l’homme et la communauté et, ainsi, peut se constituer contre eux.
C’est ainsi que l’expliquait Charles Maurras : « La liberté du fou s'appelle folie, celle du sot, sottise, celle du bandit, banditisme, celle du traître, trahison, et' ainsi de suite. Dire que les libertés se limitent les unes les autres est tout à fait juste de l'état sauvage ou de l'état d'anarchie : cela signifie simplement que les forts oppriment ou exploitent les faibles tant que les faibles ne se révoltent pas contre les forts et que les victimes éventuelles n'ont pas trouvé un procédé sûr pour canarder et mitrailler à volonté leurs bourreaux. La liberté conçue comme régime ou comme principe, c'est un chaos, généralement douloureux. »
Les royalistes s’attachent plutôt aux libertés concrètes, celles qui naissent de l’autorité légitime : l’autorité parentale, l’autorité des corps professionnels, l’autorité des communautés, l’autorité des régions… « L’ancien Régime, disait Tocqueville, était hérissé de libertés. » Cela signifiait que si la liberté n’était pas élaborée en principe abstrait, elle s’imposait au pouvoir étatique comme une autorité légitime avec laquelle le roi devait composer.
Cela peut sembler moins séduisant que « la » Liberté posée en principe mais, de fait, les libertés de chacun et de toutes les communautés étaient mieux assurées lorsqu’elles leur étaient attribuées de la sorte plutôt que simplement affirmées dans un texte dont l’abstraction laisse chaque époque libre de l’interpréter à sa guise.
 

Question 11 - Et l’égalité ?

11/ Et l’égalité ?
Les Etats totalitaires modernes nous ont montré qu’à trop vouloir l’Egalité, on finit par couper toutes les têtes qui dépassent.
Que des situations juridiques identiques soient traitées de la même manière, rien de plus normal. En revanche nous combattrons toujours le fléau de l’idéologie égalitariste qui tend à niveler par le bas.
Qu’un pouvoir politique se donne comme objectif premier de lutter de manière abstraite et dogmatique "contre les inégalités » n’a fondamentalement aucun sens... et peut même revêtir un danger : les libéraux ont parfaitement compris l’intérêt qu’ils pouvaient tirer de " la fiction de l’égalité. » Celle-ci, annihilant de façon abstraite les identités et les enracinements locaux, permet à un patronat sans scrupule de pratiquer le dumping salariale, procédure consistant soit à délocaliser vers l’étranger des produits qui seront ensuite vendus en France, soit à " importer » des immigrés qui, déracinés et perdus dans un pays qu’ils ne connaissent pas, deviendront une main d’œuvre docile et peu coûteuse. Tout cela dans le but d’augmenter leurs profits.
A cela s’ajoute les incohérences d’une philosophie qui, fondée sur l’égalité juridique entre tous les Hommes, conduit au désarmement des classes les plus pauvres, juridiquement égales aux autres mais économiquement dépendantes de celles-ci.
A l’incohérente égalité juridique, les marxistes et leurs avatars socialistes ont tenté d’imaginer l’égalité économique, concept démagogique qui n’a pas eu d’autre matérialisation que la croissance exponentielle du pouvoir étatique, l’étouffement des économies et des libertés locales et, finalement, la mainmise sur le pays d’une minorité d’hommes d’Etat coupés du peuple et servant leurs intérêts.
Face à ces deux conceptions de l’égalité, il convient d’opposer la doctrine des catholiques sociaux, premiers hommes politiques français à s’être opposés au libéralisme économique, et de chercher plutôt à défendre une égalité en dignité, la dignité recouvrant tout ce qui fait l’Homme, dans son identité, sa condition sociale et sa liberté. L’inégalité juridique devient ainsi protectrice en ce sens que l’Etat aura pour devoir et mission de chercher, sans pour autant mettre fin à l’inégalité économique, intrinsèque à toute civilisation humaine, d’en empêcher les dérives les plus sinistres.
 

Question 12 - Et les droits de l’homme ?

12/ Et les droits de l’homme ?
D’abord, l’histoire de nos rois est remplie de ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui des progrès des droits de l’homme, au sens le plus naturel. La disparition du servage, la création des jours fériés, la dignité des femmes et des enfants, etc.
Ce n’est pas la monarchie qui a rendu la femme mineure, ce n’est pas la monarchie qui a envoyé des enfants dans les mines, ce n’est pas la monarchie qui a créé un esclavagisme industriel. Nous n’avons absolument rien contre les droits, mais sommes-nous vraiment obligé de passer par l’idéologie des Droits de l’homme pour défendre un droit ?
A cela s’ajoute qu’une certaine conception moderne des Droits de l’Homme tend à réduire voire occulter les devoirs de l’Homme : Ses devoirs envers sa famille, sa commune, sa région, et enfin son pays.
Le devoir accompagne nécessairement les droits de l’Homme mais dans une logique plus concrète, moins idéologique et, surtout, moins individualiste : le devoir du patron, c’est le droit du salarié. Le devoir du parent, c’est le droit de l’enfant. Le devoir de l’homme politique, c’est le droit du peuple. Et inversement pour chaque situation.
A la philosophie des Droits de l’homme, il convient d’opposer les notions complémentaires de droits et devoirs des Hommes.
 

Question 13 - La monarchie sera-t-elle démocratique ?

13/ La monarchie sera-t-elle démocratique ?
On sait l’importance qu’a ce label " démocratique » dans le monde moderne, on sait que dans l’idéologie officielle il est synonyme de liberté. Mais on sait aussi que c’est derrière lui que se sont cachés Robespierre, Staline, l’Amérique d’ Hiroshima et de Nagasaki, les " Républiques démocratiques » qui, en extrême Orient, en Afrique ou en Europe de l’Est ont ruiné de nombreux pays.
Rappelons que c’est ce régime qui a laissé le pouvoir au IIIème Reich en Allemagne durant la république de Weimar et qui n’a pas su préparer efficacement la France face au nazisme.
A la démocratie où le peuple est " atomisé, » nous opposons le concept d’une monarchie où la démocratie serait rendue au citoyens par le biais de la revalorisation des corps intermédiaires, qu’il s’agisse de la décentralisation ou de la reconstitution des corps de métiers. Le rôle de l’Etat, avec à sa tête le roi, serait ainsi de fédérer toutes ces " républiques, » ces démocraties locales autour de l’intérêt national.
 

Question 14 - Le peuple pourra-t-il agir sur la politique et sur l’acte de gouvernement dans la monarchie ?

14/ Le peuple pourra-t-il agir sur la politique et sur l’acte de gouvernement dans la monarchie ?
Non seulement il pourra agir, mais il agira plus et bien plus efficacement que dans la démocratie libérale. Il interviendra à différents niveaux (municipal, régional, professionnel, culturel…). Comme nous l’avons dit, il n’interviendra pas atomisé mais organisé. Il s’organisera en communautés formées librement, sans contraintes. Il y élira ses responsables, ses représentants dans les assemblées locales et dans les corps convoqués par le Roi. Il pourra librement gérer ses activités, administrer ses affaires sous la protection d’un pouvoir royal équilibré et indépendant. Son intervention ne sera plus réduite à un bulletin de vote accordé de temps à autre à un parti politique mais redeviendra active et responsable dans tous les domaines d’activité de la nation. Cela sera rendu possible grâce la stabilité et à la continuité du pouvoir royal qui ne craindra pas cette décentralisation des responsabilités.
 

Question 15 - Y aura-t-il séparation des pouvoirs ?

15/ Y aura-t-il séparation des pouvoirs ?
Les démocrates ont cru que la séparation des pouvoirs était le meilleur moyen d’éviter la tyrannie. Seulement les trois formes de pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire) qui cohabitent dans le corps politique sont illimités ; qu’elles se trouvent réunies dans la même main (c’est très souvent le cas dans la Vè République) et le despotisme redevient possible.
Ce qui est essentiel, c’est de limiter les pouvoirs. C’est le principe même de fonctionnement de la monarchie française. Si les pouvoirs du roi s’exercent avant tout dans le domaine de l’arbitrage puisqu’il est " source de justice », " apaiseur » selon le mot de Saint Louis, " chargé d’accorder ses sujets les uns aux autres et tous ensemble avec lui », ces pouvoirs s’étendent aux domaines législatif et exécutif pour tout ce qui concerne la justice, la politique extérieure, les finances du pays, l’armée… etc. Mais il y est strictement cantonné. Les autres champs d’activité (éducation, culture, vie économique, administration locale, religion…) sont rendus aux communautés et aux cellules vivantes du Pays réel qui elles aussi les gèrent sur le triple plan législatif, exécutif et judiciaire. Ainsi les pouvoirs sont limités et chacun n’est souverain qu’en son ordre, sous l’arbitrage royal.
La séparation des pouvoirs repose sur l’idée qu’il y aurait une fonction d’élaboration de la loi, une fonction d’exécution, ainsi qu’une fonction de jugement et de sanction.
Le Roi pourra conserver ces instruments juridiques, la vraie question c’est l’aboutissement des réformes, les moyens techniques sont secondaires.
"Le roi n’est pas l’élu du peuple à un moment de son histoire mais l’élu des siècles. Son pouvoir repose sur quelque chose de plus solide qu’une lubie du suffrage universel, il s’appuie sur ce qu’il y a de plus solide au monde : une coutume. La royauté a un côté paternel qui est exactement approprié à sa fonction et qui ne se retrouve nulle part ailleurs, même dans une monarchie déguisée en République, comme celle que nous avons. Le roi est un père, sinon éternel, du moins permanent."
Jean Dutourd, de l’Académie française.
 

Question 16 -La Justice sera-t-elle indépendante ?

16/ La Justice sera-t-elle indépendante ?
La monarchie française est traditionnellement une monarchie justicière. Alors que les Princes étrangers, allemands ou anglais, étaient représentés à cheval, bataillant et entraînant leurs troupes derrière eux, les sceaux et les écus français nous montrent souvent un roi assis, reposé, tenant la main de la Justice, symbole de son arbitrage. Ainsi dans la monarchie française, la Justice est-elle incarnée par un Prince détenteur d’un pouvoir chrétien, humain et équilibré. Et son indépendance est à l’image de celle de cet homme qui, arrivé au pouvoir par la voix dynastique, échappe aux forces d’argent, aux luttes d’intérêts et à la démagogie. Ce sont là les principes fondamentaux. Pour le reste, l’organisation et la répartition des pouvoirs, le champ d’action judiciaire laissé aux diverses communautés, la monarchie saura les ordonner avec souplesse et en vue du bien commun.
"Je suis fils d’une lignée paysanne, on m’a appris la terre et l’importance de l’eau nourricière. Je sais la limite des champs et la longueur exacte d’une journée de travail d’homme. Rien n’est plus réaliste que le Roi comme rien n’est plus simple que le maître du mas. Ce n’est pas la notion de puissance sur les choses et les gens, de la ferme et du royaume, c’est la forte et permanente responsabilité de l’un à l’égard de l’autre."
Marcel Jullian, journaliste, ancien PDG d’Antenne 2.
 

Question 17 - Quelles seront les structures politiques fondamentales de la monarchie ?

17/ Quelles seront les structures politiques fondamentales de la monarchie ?
Comme nous l’avons vu, la monarchie du 21ème siècle peut très bien dans un premier temps se couler dans les institutions de la Vème république. En effet le fait de remplacer l’élection du chef de l’Etat par une transmission héréditaire changerait d’emblée la perspective de la politique française aujourd’hui totalement soumise à la dictature de l’urgence médiatique.
Il nous semble profitable de conserver la fonction de premier ministre qui selon les circonstances peut-être plus efficace qu’une intervention directe du chef de l’Etat.
Quant au parlement, si certains pensent qu’il pourrait avoir un rôle à jouer dans la future monarchie, l’idéal serait cependant de le faire disparaître pour lui substituer des parlements locaux, capables de légiférer à l’échelle régionale. Ces parlements locaux, plus proches du peuple et des réalités sociales et identitaires des citoyens qu’ils représentent, constitueraient la garantie d’une démocratie directe, par opposition à la démocratie illusoire et abstraite d’une parlement national.
 

Question 18 - La liberté d’expression sera-t-elle supprimée ?

18/ La liberté d’expression sera-t-elle supprimée ?
Croit-t-on que la liberté d’expression est véritablement effective à l’heure actuelle ? La république conserve comme matrice l’axiome de Saint-Just "Pas de libertés pour les ennemis de la liberté" qui s’est très vite transformé dans les faits en "pas de liberté pour les adversaires de l’idéologie dominante."
Tocqueville et Hannah Arendt l’avaient très bien vu en leur temps. La démocratie est un soft-totalitarisme dans lequel aucune idée dissidente ne peut vraiment éclore et encore moins aboutir. En témoignent aujourd’hui la multiplication des lois mémorielles et communautaristes ainsi que la création de la sinistre " HALDE » dont le rôle avoué est de constituer la "police de la pensée" de l’idéologie de la classe politicienne cosmopolite au pouvoir.
La monarchie française respecta mille ans durant une tradition de liberté et de respect des hommes qui servit de modèle à l’Europe. La Monarchie redonne au peuple le droit de s'auto-gérer, la liberté totale à l'enseignement qui devra se gérer dans les grandes provinces de nouveau libres. Comment peut on alors imaginer des programmes scolaires dirigés comme le fait la République totalitaire...Les citoyens aurons alors une une grande liberté, notamment d’opinion et d’expression dont elle a besoin pour gouverner convenablement. Ceci dit, certain lobbies considérés comme étant trop dangereux, anti-civilisationnels ou antifrançais seront limités dans leur capacité de nuisance, alors qu’en république ils sont maîtres de la vie politique…
 

Question 19 - Qu’est-ce qui empêche la monarchie de dériver vers un totalitarisme ?

19/ Qu’est-ce qui empêche la monarchie de dériver vers un totalitarisme ?
En plus de treize siècles d’existence, la monarchie française ne s’est jamais muée en tyrannie. Les républicains sont allés jusqu’à accuser Louis XVI d’être un tyran, alors que celui-ci refusait de faire tirer sur les émeutiers. Les révolutionnaires, de leur coté, ont massacré des centaines de milliers de Français qui avaient le malheur de contester les idées du moment.
Soyons honnêtes : Nicolas II n’est pas Staline, Guillaume II n’est pas Hitler, Louis XVI n’est pas Robespierre.
Si l’on entend par totalitarisme la possibilité pour l’Etat de s’introduire dans toutes les sphères de la vie humaine et sociale, on aura compris que les obstacles qui empêchent la monarchie de dériver vers le totalitarisme sont nombreux. Ce n’est plus un régime où l’Etat est tout puissant face à des individus isolés et sans défense. Ce n’est plus un Etat où l’on va jusqu’à créer une " Education Nationale » en charge depuis les années 1880 d’inculquer aux élèves une histoire falsifiée fondée sur la légende républicaine et une " morale citoyenne » calquée sur les humeurs des " élites » républicaines.
L’Etat royal, s’il est restauré dans son autorité, dans sa continuité et son indépendance pour tout ce qui concerne son domaine propre, est partout limité par des groupes sociaux, économiques et culturels qui protègent les personnes. Cela est rendu possible par la capacité de la monarchie à décentraliser le pouvoir, contre d’éventuelles prétentions césaristes.
Enfin, la permanence du souci politique incarné par le Prince rend l’Etat responsable et humain ; par lui la justice et l’exercice des libertés redeviennent possibles. Cette incarnation du Politique, cette personnalisation du pouvoir est sans doute la garantie des libertés la plus efficace, garantie qu’ignore l’Etat démocratique froid, sourd, anonyme et pour ainsi dire, inhumain.
" On finira bien par restaurer la monarchie, un jour, contre la dictature et l’anarchie »
Eugène Ionesco, de l’Académie française.
 

Question 20 - Que faire si le roi est incompétent ?

20/ Que faire si le roi est incompétent ?
Même d’intelligence moyenne, le roi est élevé dès l’enfance pour son métier de roi. Être Roi est plus un métier, qu’un simple titre.
Aujourd’hui nous élisons les meilleurs... candidats, et les meilleurs candidats font rarement les meilleurs responsables politiques. Ils sont bons candidats parce qu’ils ont eu une bonne communication, assez d’argent pour financer leurs campagnes et se sont montrés souvent assez démagogues pour mobiliser leur base partisane et remporter les élections. Mais quel rapport avec une certaine capacité à gouverner efficacement un pays ? Par exemple, si Henri III avait été élu, il aurait fini par être renversé par le duc de Guise lorsque celui-ci était au sommet de sa popularité. Ce dernier, anti-protestant acharné n’aurait alors pas manqué de rallumer la guerre civile.
Les rois peuvent s’entourer des meilleurs hommes : Suger, Sully, Colbert. Tandis que les hommes politiques miseront plutôt sur des médiocres qui, ainsi, ne leur feront pas d’ombre sur le terrain médiatique (à l’exemple de Sarkozy.)
Dans la même logique, si Louis XIII avait été élu, jamais il n’aurait gardé Richelieu, ministre très impopulaire, pourtant aujourd’hui reconnu par la grande majorité des historiens comme l’un des plus grands ministres de l’Histoire de France.
Quant au système actuel, il est par nature incompétent avec des majorités qui font et défont ce que les autres ont fait et défait précédemment. Aujourd’hui au gré des sondages et des modes médiatiques, les majorités défont ce que les autres ont fait juste avant ou bien reprennent exactement les mêmes projets sous d’autres appellations et effets d’annonce dans un objectif purement médiatique, ce qui coûte toujours plus à la collectivité.
 

Question 21 - Que faire si le Roi ne gouverne que pour ses intérêts ?

21/Que faire si le Roi ne gouverne que pour ses intérêts ?
Les hommes politiques actuels se préoccupent-ils sincèrement de l’intérêt des citoyens ? Ils ne font jamais de loi contre leur intérêt ou contre les intérêts de ceux qui les ont fait élire.
Le roi, au contraire, a déjà le pouvoir. Il sait que ses enfants l’auront aussi. L’intérêt du roi est le même que celui du pays sur lequel il règne. Le roi n’aurait ainsi aucun intérêt à régner sur un pays appauvri.
 

Question 22 - Rétablira-t-on une société d’ordres ?

22/ Rétablira-t-on une société d’ordres ?
Deux choses font la monarchie ; un esprit et des principes d’une part, l’incarnation dans une certaine réalité politique, historique, culturelle et sociale d’autre part. L’organisation du royaume en trois ordres (Clergé-Noblesse-Tiers-Etat) correspond à une réalité sociale à un instant donné et précis de notre Histoire.
Or, instaurer la monarchie ce n’est pas refaire ce qui s’est fait dans d’autres conditions mais incarner un esprit et des principes dans notre réalité. La restauration de la monarchie sera donc logiquement la redécouverte d’une condition institutionnelle, fonctionnelle, et non la copie d’une organisation sociale passée.
 

Question 23 - Rétablira-t-on les privilèges ?

23/ Rétablira-t-on les privilèges ?
Sous l’ancien régime les privilèges (ce qui littéralement signifie " les lois privées ») étaient monnaie courante et ne concernaient pas seulement la noblesse. De fait chaque profession, chaque ville, chaque province bénéficiaient de " privilèges. » Ces privilèges constituaient de véritables libertés collectives ou individuelles face au pouvoir royal, c'est-à-dire étatique, qui devait les respecter. C’est ainsi que l’on a pu dire que l’Ancien Régime était " hérissé de libertés ».
En ce qui concerne le cas particulier de la noblesse, et pour contredire l’Histoire officielle de la république, rappelons que le pouvoir royal a presque toujours cherché à limiter le pouvoir des grands seigneurs féodaux et le pouvoir de l’argent.
A l’inverse on assiste trop souvent à une soumission du pouvoir républicain aux féodaux modernes (lobbies et groupes de pression aux revendications catégorielles et communautaristes) ce qui fait naître et préserve un certain nombre de véritables privilèges (est-il besoin de les désigner ?), particulièrement scandaleux puisqu’ils ne sont justifiés par aucune nécessité sociale ni aucune contrepartie d’intérêt général.
 

Question 24 - Quel régime actuel est le plus proche de la monarchie que vous voulez ?

24/ Quel régime actuel est le plus proche de la monarchie que vous voulez ?
La monarchie possède des avantages universels. Elle a d’ailleurs permis la naissance et la prospérité de nombreuses nations. Aujourd’hui il existe encore dix monarchies en Europe, parmi lesquelles les Etats les plus prospères, qui ne sont pas dépourvues d’intérêt.
Néanmoins, de même que nous n’avons pas la prétention de faire de la monarchie le régime idéal pour TOUS les Etats (puisque tous ayant une histoire et des traditions différentes), comparer la France contemporaine à des pays étrangers peut constituer une piste mais ne peut être notre seule source d’inspiration. A Chaque peuple, un folklore, une culture, des paysages et une tradition politique fondant sa nation. Nous serions peut être républicain en Irlande, démocrates en Suisse...Nous ne travaillons pas à une internationale royaliste, même si nous avons pour certains une amitié. Notre réflexion porte sur notre pays, ses spécificités et ses problèmes actuels. Certains aimeraient que nous dressions des comparaisons avec l’Angleterre, l’Espagne ou la Belgique par exemple. Ce serait inutile tant leurs réalités sont différentes de la nôtre. Le seul rapprochement qu’il nous semble possible de faire c’est avec le régime qui, en mille ans, fit la France et la plaça à la tête de la civilisation : la monarchie traditionnelle française dont les structures ont disparu mais dont l’esprit demeure.
“La monarchie est un système politique qui a produit, entre autres, la civilisation égyptienne, la culture perse, la Grèce archaïque, l’empire romain (conservé pendant mille ans de plus sous la forme régénérée de Byzance), inspiré l’Israël de l’Ancien Testament, les Incas, les Chinois, les Turcs, les japonais, fondé la Russie et la France, fécondé les arts et les lettres, érigé les plus superbes monuments sous toutes les latitudes et les longitudes.” Vladimir Volkoff.
 

Question 25 - Une France royale serait-elle en marge du système international dans les domaines politique, économique et stratégique ?

25/ Une France royale serait-elle en marge du système international dans les domaines politique, économique et stratégique ?
Il est inutile de répondre sur une caricature d’une France royale qui se serait mise au banc des autres nations et des divers organismes internationaux, quelles que soient leurs valeurs, et qui vivrait en autarcie, drapée dans un nationalisme aveugle. Ce ne peut être raisonnablement la réaction de la monarchie française dont les huit siècles d’existence contiennent de nombreux traités d’alliances politiques et militaires, traités qui conditionnaient la prospérité et le rayonnement français. Il est clair que dans la tradition française, la nation n’est pas la valeur la plus haute, qu’elle n’est pas un bien souverain. Cependant, et même si l’on peut regretter aujourd’hui l’ordre international incarné au Moyen-âge dans la Chrétienté, ou dans une moindre mesure dans l’Europe du XVIIIe avant la Révolution, il s’agit de reconnaître que dans l’état actuel du monde, la nation reste le cercle communautaire le plus étendu qui soit organisé et qui représente une réalité politique, une entité à la fois véritable et puissante.
Le propre de la monarchie, c’est d’appliquer un principe simple, l’intérêt national, de prévoir ce qu’un événement peut apporter de bon ou de mauvais là ou réside l’intérêt de la France.
Cela peut paraître aride, pourtant toutes les expériences internationalistes se sont soldées par de cuisants échecs, les peuples attendant de leurs dirigeants qu’ils défendent leurs intérêts et ces derniers ne doivent pas chercher autre chose (ainsi en est-il du président Obama qui défend les intérêts des Etats-Unis, en dépit du portrait de "président humaniste du monde" que la presse et les médias français et européens ont tenté de lui brosser.)
Cela bien sûr n’interdit aucunement la France de participer à des alliances militaires, diplomatiques et commerciales.
Bien au contraire, il est important et nécessaire de souligner que, dans un monde où l’économie est mondialisée et les échanges accrus par les biais des NTIC, où les nations sont confrontées à de nouvelles menaces justement dues à cette mondialisation (immigration massive, terrorisme, réchauffement climatique, spéculation financière incontrôlée, dumping social, délocalisations…), une coopération internationale est indispensable.
Et justement, la monarchie, qui s’incarne dans la DUREE et le travail de LONGUE HALEINE, semble la mieux adaptée pour répondre aux enjeux posés par le défi de la mondialisation.
 

Question 26 - La restauration de la monarchie remet-elle en cause la place de la France dans l’Union européenne ?

26/ La restauration de la monarchie remet-elle en cause la place de la France dans l’Union européenne ?
L’instauration de la monarchie ne remet pas en cause ipso facto la participation de la France à la construction européenne. Néanmoins, nous ne voyons pas bien comment un Etat que l’on aurait arraché aux lobbies, au puissance de l’argent et à qui l’on aurait rendu la possibilité d’agir politiquement pourrait poursuivre la politique actuelle de fuite en avant européenne.
La monarchie française est riche d’une longue tradition d’indépendance nationale. Contre l’empire, contre l’Angleterre ou la Papauté, le roi de France s’est toujours proclamé " empereur en son royaume ». Une monarchie moderne ne trahirait pas cet esprit et son principe empêchera l’abandon de souveraineté dont rêvent les technocrates européistes.
A cela il faut ajouter le fait que l’instauration de la monarchie correspond au rétablissement d’une autorité humaine et responsable, les rêves d’une France intégrée de force à une Europe technocratique, économique et planifiée seraient vite dissipés. Cependant le principe monarchique n’exclut absolument pas de fructueux échanges scientifiques, culturels, économiques, ou industriels avec nos pays voisins et même plus lointains.
D’autant que l’Europe apparaît aujourd’hui comme une nécessité face aux enjeux du monde moderne : immigration, écologie, sécurité, commerce… sont autant de terrains sur lesquels les nations européennes à travailler main dans la main, dans le cadre d’une Europe respectueuse de leur souveraineté. Imaginer un instant l'envol d'une "Nouvelle France" travaillant pour une réelle Francophonie de partage avec des alliances avec les pays gaëliques frères, les pays du Tiers-Monde attendant une vraie participation technologique, une alliance latine du bassin méditerranéen...
Il ne s’agit donc pas pour nous de refuser l’Europe mais de repenser celle-ci.
 

Question 27 - Quelle sera l’organisation économique de la monarchie ?

27/ Quelle sera l’organisation économique de la monarchie ?
Le réalisme politique nous garde de donner trop d’importance à l’économie ; mais il doit tout autant nous garder de lui ôter son autonomie. L’économie est un domaine propre de l’activité humaine, soumis à des lois qui ne se commandent pas, certes, mais ce n’est qu’une des formes de la vie sociale et non le fondement ou le principe de celle-ci. Les faits économiques doivent se soumettre aux lois naturelles de la vie sociale, c’est-à-dire aux exigences, aux limitations, aux règlements, en un mot au gouvernement que suppose la vie des hommes en société. C’est sur ce respect des lois de la vie humaine que peut s’appuyer un ordre économique véritable.
Ainsi ce sont un certain nombre de principes politiques qui présideront à l’établissement de l’ordre économique sous la monarchie. Il est clair, que pour nous, l’argent ne doit pas être un maître absolu comme c’est le cas actuellement mais un outil au service de l’homme et de sa nation.
A l’heure actuelle, la capitalisme connaît une énième crise et ses fondements même semblent remis en question. Compte tenu du bilan désastreux qu’ont connu tous les régimes socialistes à travers la planète, le collectivisme ne nous semble pas être une alternative crédible.
Il nous appartient donc de définir une nouveau modèle économique, fondé sur l’expérience des siècles qui nous ont précédés et tacher de définir ce qui est transposable à notre époque : chercher dans les communautés de métiers d’Ancien Régime des pistes pour un univers économique qui, tout en défendant le principe de la propriété privée, sans lequel il n’existe aucune liberté réelle, maintienne l’Homme et la dignité de celui-ci au centre des préoccupations. dans notre esprit, aucune résurgence de passé mais l'utilisation de la méthode empirique qui consiste, non comme le conservatisme à transposer défauts et qualités, mais par la tradition critique qui garde  de l'histoire, que ce qui a fonctionné...
A ce titre, la participation voulue par De Gaulle, l’interdiction des licenciements pour les entreprises faisant des profits importants (interdiction qui existe en droit mais est contournée en fait), le préférence nationale ou européenne… sont des pistes qui méritent toute l’attention des royalistes.
 

Question 28 - Finalement, quel sera le poids de l’Etat monarchique dans l’économie ?

28/ Finalement, quel sera le poids de l’Etat monarchique dans l’économie ?
L’Etat monarchique devra tenir compte, dans son action sur l’économie d’un certain nombre de principes politiques et de la situation particulière de la France. On peut penser que son intervention dans l’économie se fera dans le cadre de deux fonctions.
Sa fonction première d’arbitre, et de réorganisateur, l’amènera tout d’abord à entreprendre certaines réformes structurelles nécessaires et à abandonner certaines fonctions usurpées.
En fonctionnaire de la société, il interviendra comme acteur économique de deux manières : contrôleur d’abord, entrepreneur ensuite par la permanence d’un secteur public adapté. La monarchie est économe, elle ne multipliera pas les ministères inutiles et l'argent du roi reste à l'Etat, il ne part pas dans les valises, d'un président tous les 5 ans...
 

Question 29 - Quel sera le rôle des syndicats dans la vie économique ?

29/ Quel sera le rôle des syndicats dans la vie économique ?
Bien souvent, certains esprits croient pouvoir opposer notre volonté d’instaurer une monarchie sociale et notre refus des syndicats actuels.
En réalité, c’est l’élément "courroie de parti politique" seul que nous voulons voir disparaître des syndicats conformément à l’esprit de la monarchie française qui refuse de considérer les individus selon des critères purement idéologiques.
C’est au contraire la convergence d’intérêts qui présidera à la constitution de syndicats sous la monarchie. Ces syndicats débarrassés des conflits politiciens et des manipulations seront à même de faire valoir des droits des diverses catégories de travailleurs des différents secteurs économiques sur les décisions relatives à l’avenir de leur activité. Les syndicats deviendront ainsi des institutions stables désidéologisés capables de définir au plus juste les modalités de travail des uns et des autres et d’apaiser les tensions sociales. Une nouvelle jeunesse pour des syndicats représentatifs...
 

Question 30 - Quel est votre politique en matière d’écologie ?

30/ Quel est votre politique en matière d’écologie ?
Il n’y a pas véritablement de politique purement royaliste, ou purement républicaine, de droite ou de gauche en matière d’écologie.
La seule politique que nous nous devons de respecter dans ce domaine là, c’est celle que la nature elle-même nous impose !
La monarchie, indépendante des partis et des puissances de l’argent qui réclament toujours plus de profits au détriment de notre environnement, peut ainsi mener une politique de long terme tournée vers l’avenir et pourra, bien mieux que la République, conduire cette " révolution écologique » dont nous avons besoin, dont le monde a besoin.
 

Question 31 - Que pourra entreprendre la monarchie en matière d’éducation ?

31/ Que pourra entreprendre la monarchie en matière d’éducation ?
L’éducation nationale bénéficiant pourtant du premier poste budgétaire de l’Etat n’a jamais produit autant d’illettrés ni d’élèves sans débouchés professionnels. C’est dire la "révolution" qu’il faut mener en terme de gestion publique et de changement des mentalités.
Nous nous contenterons de poser ici les principes simples qui correspondent à l’esprit de la monarchie et qu’elle saura appliquer à l’enseignement :
1) Débarrasser le débat éducatif des idéologies pernicieuses, ce qui sera possible avec un Etat indépendant des partis. Il s’agit en particulier de l’idéologie dite "soixante-huitarde" qui a proscrit de l’enseignement toutes formes de sélection, d’orientation précoces et d’autorité. Le résultat c’est un énorme gâchis scolaire dont on ne mesure pas encore la gravité.
2) Rendre à la société la gestion des affaires scolaires abusivement confisquée par l’Etat. L’autonomie des universités par exemple, permettra une émulation et des initiatives locales à même de rendre à la France un rang international dans ce domaine.
3) Refuser de recourir aux solutions systématiques et égalitaristes, ce que fera la monarchie fédérative dans tous les domaines. Cette instruction civique aura pour but avant tout de tirer la jeunesse vers le haut, et non vers le bas, comme c’est le cas malheureusement aujourd’hui. Former des professeurs incarnant véritablement une élite.
 

Question 32 - Que pourra entreprendre la monarchie face au problème de l’immigration ?

32/ Que pourra entreprendre la monarchie face au problème de l’immigration ?
La première chose à faire sera de mettre fin à la grande confusion qu’a semée la démocratie. La France reste un pays vieux de quinze siècles d’histoire, de traditions, de coutumes et de lois, et n’en déplaise aux surexcités des Indigènes de la République, et autres grands lobbies de l’anti-France, cet héritage reste prioritaire.
Les solutions au problème de l’immigration sont connues, encore faudra-t-il avoir le courage de les mettre en application et de ne pas se contenter de réformettes.
Il faut dans un premier temps se soucier des conséquences de l’immigration en France. Faire venir toute la force vive africaine en France, n’est-il pas là un processus visant à appauvrir l’Afrique ? Tous les ouvriers, les intellectuels, les médecins, les politologues…etc, où sont-ils ? Pourquoi beaucoup de pays en Afrique sont pauvres et dirigés par des dictateurs ? Parce qu’il n’y a plus d’intellectuels ni de bras compétents dans ces pays pour redresser cette situation ! Et où sont-ils ? En Europe, ou aux Etats-Unis !
Et quel intérêt également de faire venir des peuples d’Afrique pour les " stocker » dans des cités inhumaines dans les différentes banlieues des grandes villes de France, afin de les laisser pour compte, et en faire une véritable jeunesse déracinée, qui apprendra au fil du temps la haine de la France, ce pays qui ne leur a jamais offert l’Eldorado qui leur avait été promis, avec l’appui de quelques groupuscules d’extrême gauche !
 

Question 33 - Comment pourra-t-on restaurer la monarchie ?

33/ Comment pourra-t-on restaurer la monarchie ?
« Il peut se trouver qu’une crise grave débouchant sur une paralysie des pouvoirs se retourne à l’avantage de la France et provoque soudain un moment de sagesse et de réflexion. Le Roi pourrait alors représenter une solution » . Henri, Comte de Paris.
Notre travail n’a d’autre but que de faire comprendre au plus grand nombre de Français la nécessité du recours au Prince. Ce recours peut même prendre la forme d’un referendum.
« Je ne crois pas au "sens de l’histoire", je ne crois pas au progrès. Je crois ce que je vois et qui est un formidable développement de la confusion en tout partout. La question est de savoir si nous devons tenter d’adopter la monarchie face à cette confusion où si nous devons tenter d’en sortir. Et d’en sortir dans tous les domaines. Le principe royal n’est pas seulement politique et structurel, il est esthétique et spirituel » .
Henri de Montaigu, historien et romancier.
 

Question 34 - Quel est votre prétendant au trône de France ?

34/ Quel est votre prétendant au trône de France ?
Nous n’avons pas "notre" prétendant. La Couronne est une réalité constitutionnelle à l’abri de toute volonté individuelle. Nous devons donc en respecter les règles de dévolution. Celles-ci (hérédité, primogéniture mâle, collatéralité, légitimité, principes de catholicité et de nationalité) font de S.A.R le prince Jean de France, duc de Vendome, l'héritier légitime de la couronne de France. On peut ne pas être d’accord avec certaines de ses positions ponctuelles qui pourraient, sans doute, être différentes dans l’exercice de la fonction royale, cela ne permet pas de se tourner vers tel ou tel rejeton de l’arbre capétien. On ne choisit pas son Roi.
S.A.R. le Prince Jean de France, duc de Vendôme s'est d’ores et déjà mis au service des Français, notamment par le biais de son association "Gens de France."